SleekLens

Rédigé par Malmoth - - aucun commentaire


Attention ! Article technique !

Il y a un peu plus d'un mois, j'ai été contacté par la société SleekLens pour tester un de leur produit. Le deal était simple, SleekLens me mettait à disposition gratuitement le produit à tester, et je m'engageais à le tester et à rédiger une revue du produit sur mon blog.

Avant d'accepter, j'ai bien sûr demandé à mon contact s'il cherchait une revue de complaisance pour améliorer l'image de leur produit sur internet ou si j'étais complètement libre de donner mon avis. A ma grande surprise, on ne me demandait que de donner un avis sincère sur le produit.

De quoi s'agit-il ?

Le produit que je devais tester était une série de presets Lightroom dédiée au mariage (vous pouvez les retrouver ici : https://sleeklens.com/product/wedding-lightroom-presets/. Les autres presets de SleekLens sont disponibles ici : https://sleeklens.com/product-category/lightroom-presets/)

Sur le papier, ce genre de produit ressemble à la baguette magique du photographe. On revient d'une longue journée de mariage, et après être passé par la casse importation et tri, on peut enfin passer à la phase développement. La promesse des presets SleekLens, c'est de considérablement réduire le temps de développement en appliquant à chaque photo deux ou trois presets bien choisis.

 

Ce discours, qui n'est pas propre à SleekLens (on le retrouve chez tous les fournisseurs de presets Lightroom), m'a toujours laissé songeur. Même si je comprends l'intérêt d'utiliser les presets Lightroom pour appliquer des réglages qui reviennent souvent, je suis persuadé que les réglages des uns ne fonctionnent pas forcément pour les autres. Et du coup, le concept d'acheter les presets de quelqu'un d'autre me paraissait vain. Néanmoins, je suis curieux, et quand SleekLens m'a fait cette proposition, je n'ai pas résisté à l'envie de vérifier ma théorie.

Alors voilà ma revue.

Installation

Bien que je n'aie pas pu tester l'interface d'achat. Le processus semble relativement classique. La suite coûte $39.

Après avoir reçu l'archive SleekLens, l'installation est relativement simple. On décompresse l'archive dans le dossier \Lightroom\*Ligthroom_Catalog*\Paramètres Lightroom\Develop Presets\ et le tour est joué. On redémarre LR s'il était ouvert lors de l'installation des presets. Et c'est tout ! Les presets s'affiche dans le module développement de LR dans le dossier Forever Thine Presets.

Précisons que la suite fonctionne sur LR 4 à 6 et CC. Moi, j'utilise LR CC.

Interface

Les 112 presets de la suite s'installe donc dans le même dossier. Ça fait beaucoup, et on est facilement désarçonné par le nombre de réglages proposés.

Néanmoins, le système de nommage permet de classer les presets par type. (0 : tout-en-un, 1 : Réglages de base, 2 : Exposition, 3 : Correction colorimétrique, 4 : Application de teinte, 5 : Netteté, 6 : Vignetage, 7 : Effet film mariage, 8 : Mariage Mode, 9 : Mariage mat, 10 : Mariage vintage, 11 : Mariage noir et blanc).

Malheureusement, plutôt que de choisir des noms explicites pour chaque presets, ces derniers portent souvent des noms qui n'indiquent absolument pas quel pourrait être le rendu final (Pretty look, Fun, Sharm). Il faut donc survoler le preset avec la souris pour prévisualiser l'effet dans l'onglet de Navigation.

Utilisation

C'est là que les choses se gâtent. En toute rigueur, je devrais pouvoir prendre ma photo brute, choisir quelques presets et obtenir ma photo finale. En réalité, j'ai le sentiment que l'image doit déjà être correctement équilibrée pour que l'application du preset fonctionne. J'ai donc choisi de tester tous les presets sur une image qui était d'emblée bien équilibrée.

Premier écueil. Un preset __RESET__ situé tout en haut de la liste permet de remettre tous les réglages à zéros. Malheureusement, la liste étant assez longue, le preset est souvent hors de portée et il faut souvent scroller pour le retrouver.

Deuxième difficulté. Il y a manifestement des presets qui se suffisent à eux-mêmes et d'autres qui peuvent s'accumuler. Malheureusement, ce n'est pas si évident de distinguer les combinaisons possibles et celle à éviter.

J'ai testé l'ensemble des presets "autonomes". Très franchement, le rendu a souvent été très éloigné des images qui me plaisent et qui définissent mon style. Tout juste en ai-je trouvé deux ou trois qui pourraient convenir à mes goûts : At The Chapel et Romantic. Mais même ceux-là ne conviennent pas à toutes mes images. Les autres ont donné des images délavées ou avec une forte teinte. Ce qui ne correspond pas du tout au style Malmoth.

Mon traitement.

Forever Thine - At The Chapel

Forever Thine - Simply Clean

Conclusion

Très honnêtement, j'aurais aimé que la suite tienne ses promesses. Obtenir un résultat cohérent et stable sur l'ensemble du reportage, en quelques clics. Quel photographe n'a pas rêvé de ça ? Mais on est loin du compte. A force d'essayer, j'ai trouvé quelques presets qui pourraient rentrer dans mon workflow, mais bon, ça ne va pas révolutionner ma façon de travailler. Mon analyse est donc que l'utilisation de ce type de suite nécessite un apprentissage assez long pour être efficace. Il faut  commencer à l'apprivoiser à un moment où son planning laisse un peu de temps pour l'autoformation.

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